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Promouvoir et prévenir, ligne de conduite wallonne

La Wallonie a adopté un « Plan de Prévention et de Promotion de la Santé ». Courant jusque 2030, cette feuille de route énumère, en fonction d’objectifs de santé, des actions et stratégies validées à mettre en œuvre pour améliorer la qualité de vie des Wallons et les préserver autant que possible de certains maux. 

En 2017, le gouvernement régional avait avalisé la première partie de ce Plan, centrée sur la définition de priorités et d’objectifs chiffrés. Le travail s’est poursuivi, émaillé de consultations d’acteurs de terrain, pour concevoir l’opérationnalisation du Plan. Fin novembre 2018, c’est un « référentiel pour l’action » qui a cette fois été approuvé par l’Exécutif. Suite logique de la démarche, cet outil énonce des grands principes d’intervention et plus de 300 mesures concrètes : campagnes de sensibilisation du public ou des aidants, animations, renforcement des connaissances et compétences des professionnels de santé, labélisation d’initiatives, programmes de dépistage…

Le référentiel s’articule autour de cinq axes. Y figurent la promotion des modes et des milieux de vie favorables à la santé (on est ici dans la sphère de l’alimentation saine et de l’activité physique, des luttes contre le tabac et l’alcool…) ainsi que la promotion du bien-être en général et d’une bonne santé mentale. 

On y trouve ensuite la prévention des maladies chroniques (en se concentrant sur les affections de l’appareil circulatoire, les pathologies respiratoires, le diabète de type II et les cancers), celle des maladies infectieuses (ce qui inclut e.a. la politique vaccinale aux divers âges de la vie) et celle des traumatismes non intentionnels, (accidents divers, chutes chez les aînés…), avec développement d’une culture de la sécurité.

Des objectifs transversaux comme la prise en compte des inégalités sociales de santé sont également inscrits dans le Plan, ont souligné les autorités. Il est établi que des facteurs comme le revenu, le logement, les conditions de travail, le niveau d’éducation… jouent sur l’état de santé des individus. 

On rejoint ici la vision prônée par l’OMS : encourager l’approche « Health In All Policies ». Il faudrait introduire des considérations sur la santé dans toutes les politiques publiques.