new e-prescription

Les e-prescriptions s’affichent en ligne

Depuis peu, tout Belge peut consulter ses e-prescriptions en cours via le portail fédéral « Masanté ». Lancé en mai dernier, cet outil est également appelé le Personal Health Viewer. Il permet en effet à chaque citoyen de visualiser les diverses données relatives à sa santé stockées sur de multiples sites ou plateformes informatiques « sources ».

On pourrait comparer Masanté (www.masante.belgique.be) à un hall d’entrée donnant sur plusieurs portes qui conduisent à ces sources. L’enregistrement comme donneur d’organe, par exemple, est repris au Registre national ; les données médicales sont consignées à l’hôpital ou auprès de la médecine générale, dans des dossiers auxquels on peut accéder via des réseaux régionaux de partage de données électroniques comme les Réseaux santé wallon et bruxellois ; les infos sur les remboursements des soins sont gérées par les mutuelles, etc. On peut déjà basculer vers certaines de ces sources à partir de Masanté. D’autres, comme les mutuelles, planchent sur leur intégration prochaine au portail.

Récemment, une nouvelle fonctionnalité est venue se greffer à la rubrique de Masanté qui concerne l’usage des médicaments : le patient peut appeler à l’écran ses prescriptions électroniques de médicaments ouvertes (c’est-à-dire émises par un prescripteur mais encore non exécutées dans une pharmacie). Il peut aussi supprimer celles dont il n’aurait plus besoin. A l’avenir, il pourra préciser dans quelle officine il envisage d’aller chercher les médicaments, officine qui sera prévenue. L’an prochain, il sera aussi possible de signaler via Masanté les éventuels effets secondaires d’une spécialité.

La prescription électronique de médicaments, remboursables ou non, en ambulatoire devrait devenir obligatoire au 1er janvier 2020 (*). L’obligation touche les médecins (généralistes et spécialistes), les dentistes ainsi que les sages-femmes. Elle ne s’applique que lorsque la prescription est établie au cabinet de ces professionnels ou lors d’une consultation ambulatoire à l’hôpital ou dans un poste de garde. Lors de visites à domicile ou dans une MR(S), le prescripteur peut continuer à délivrer des ordonnances papier. L’obligation ne touche pas non plus les prestataires qui auront atteint 64 ans en janvier 2020.

(*) l’arrêté ad hoc n’est pas encore publié, mais la date a été approuvée à l’Inami mi-novembre

Photo by rawpixel on Unsplash